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mercredi 5 décembre 2012

Résumé des chapitres Il était une fois un vieux couple heureux




Chapitre 1
Un vieux couple dans un village reculé
Le vieux couple, Bouchaib et sa femme, menait une vie au milieu des ruines hantéespar les reptiles et les animaux sauvages dans village montagneux au Sud du pays.Après plusieurs périples au Nord et dans une partie de l'Europe, l'homme y avait éludo
micile. C'est un bon croyant et fin lettré qui possédait à Mazagan une échoppe luipermettant de vivre à l'aise dans ce village reculé. Les deux vieux vivaient en bonstermes avec la nature hostile et les voisins. Et même s'ils n'avaient pas d'enfants, ilsn'éprouvaient aucune amertume.
Chapitre 2: Un homme d'honneur 
En sa qualité de policier du village, le Vieux reçut, du temps de la colonisation, unMozhazni venu chercher des résistants en fuite. Il le rabroua en lui signifiantsèchement que les fuyards n'étaient pas au village, et en informa les concernés quicontinuèrent à vivre en toute quiétude. Après s'être délecté de ce souvenir qui lui étaitcher, Bouchaib alla tendre un piège pour attraper des lièvres. Le lendemain, il enrapporta deux et somma sa femme d'offrir un peu de viande à une vieille voisine.Avant de dormir, il dit à sa femme que le lendemain, deux boeufs seraient sacrifiés àla mosquée, et lui parla d'un rêve qui hantait ses nuits.
Chapitre 3; Le rêve lancinant
Cette nuit-là, le sommeil du Vieux est troublé par le même rêve: il tombait du hautd'un amandier qu'il grimpait.Le matin, il se rendit, en compagnie du boucher et d'un vieillard vénérable, à "laMosquée haute" où régnait une ambiance de fête qui se déroulait dans un rituelmémorable.
Chapitre 4: Le souvenir douloureux de l'occupation française
Le Vieux décrivit la fête du sacrifice des deux boeufs à sa femme qui apprécia lequartier de viande qu'il avait rapporté. En buvant le thé et en fumant, il se rappelal'histoire du Maroc sous l'occupation française et les circonstances qui l'avaientconduit à s'installer définitivement dans le village: il avait fui les villes meurtrières etmisérables pour s'établir dans le giron des montagnes où régnaient la quiétude et lasécurité. 1I y passait son temps à jardiner et à planter des arbres fruitiers, entourant degrands soins les oiseaux qui nichaient dans ses arbres et picotaient ses fruits. Il étaitdevenu l'ami des oiseaux; aussi les gens le prenaient-ils pour un saint ou un magicien.Tout en mangeant les amandes grillées et en sirotant le thé, Bouchaïb parla à sa vieilleépouse du passé colonial en en faisant le procès. Après, il s'endormit pour faire lasieste; mais ne tarda pas à se réveiller en sursaut à cause du rêve qui le persécutait.Il se remit à fumer et à boire le thé en contemplant la montagne où la chasse dumouflon était une entreprise à haut risque pour des chasseurs peu aguerris. Et de serappeler ses anciennes parties de chasse en compagnie d'amis, dont certains avaientété des bandits qui pillaient les campagnes,Après le retour de la Vieille, qui était allée donner à manger et à boire aux bêtesqu'elle affectait, il lui parla d'une scolopendre (mille-pattes venimeux des régionsméditerranéennes et tropicales, dont la première paire de pattes est transformée encrochets à venin) logeant dans les fentes du plafond et d'un serpent dans le réduit del'âne, en affirmant qu'ils ne représentaient aucun danger pour eux.Ils conversèrent un long moment des rapports entre les bêtes et les hommes et de leur familiarité avec les bêtes. La femme en vint à se désoler de l'absence de progéniture,

mais son mari la consola en lui citant les noms de prophètes et de rois qui n'avaientpas d'enfants.
Chapitre 5: La modernité envahissante 
Les deux vieux assistaient à la modernité envahissante qui gagnait du terrain chaquejour. La première maison de béton, dont le propriétaire est un Casablancais, apparut àproximité du cimetière, au lendemain de l'indépendance. Des pistes furent aménagéeset des voiturent les sillonnèrent. Les anciennes maisons se ruinaient graduellement,surtout celles qui trônaient au sommet de la montagne. Des pompes d'eau firentirruption dans le village; les bruits des radios déchirèrent le silence des lieux. LeVieux resta attaché à la tradition.
Chapitre 6: La mémoire saccagée par les mercantilistes
La modernité et la tradition cohabitaient bon gré mal gré. Les villageois continuaient àcultiver leurs terres et à se rendre au souk hebdomadaire en vue de s'approvisionner en produits modernes.Mais la femme de Bouchaïb rechignait toujours à aller à la minoterie installée dans levillage pour faire moudre ses céréales; elle utilisait toujours sa meule. Et elle veillaitpieusement à ses bijoux en argent qu'elle préférait à ceux en or. Le couple déplora lepillage du patrimoine archéologique, des bijoux ancestraux et des articles en boisporteurs d'histoire, par les trafiquants de tous acabits qui les revendaient à desétrangers. Et le Vieux de mettre sa femme en garde contre les camelots rapaces quirôdent dans les villages.Bouchaib et sa femme étaient affligés par ces changements rapides qui annonçaient laruine des valeurs ancestrales: la dépravation des jeunes à cause de la ville,le culte del'argent, la rapacité qui mettait à mal les relations familiales et humaines, l'irrespectdes coutumes. Ils stigmatisaient notamment 1'acool et ses retombées désastreux sur les jeunes. Après cette conversation sur les temps ingrats, Bouchaïb révéla à sa femmequ'il était en train d'écrire des poèmes.
Chapitre 7: Le tremblement de terre entre explication scientifique etmétaphysique
Un jour, à la fin de l'été, après de bonnes récoltes, Bouchaib fumait alors que safemme préparait le tajine. Un chat roux et une mule avaient remplacé le chat noir etl'âne morts depuis quelques temps. Le nouveau félin disparut vite après avoir goûté àpeine sa pitance. La nuit, le couple sentit un tremblement de terre. Le lendemain lesdeux Vieux apprirent que la ville d'Agadir avait été complètement détruite. Leshabitants du village, pris de panique, firent montre d'une grande piété. D'aucuns yvirent un châtiment divin, contrairement à Bouchaib qui expliqua scientifiquement cecataclysme naturel.Après une longue attente, les paysans se réjouirent des pluies torrentielles quis'abattirent sur leur village. Ces paysans, qui peinaient beaucoup pour subsister,préféraient rester dans leur terroir que d'aller chercher une illusoire fortune dans lesvilles pestilentielles au Nord du pays, où les parvenus sont arrogants et avares. Dansces villes régnaient la pauvreté, la mendicité et l'indifférence à l'égard du prochain.
Chapitre 8: L'Europe et la ville corrompent les coeurs et les moeurs
Le Vieux restait attaché à son village; il refusait catégoriquement de le quitter pour s'installer dans les ghettos de la ville, à l'instar des jeunes éblouis par la vie moderne.Ces derniers, ingrats à la terre qui les a nourris, émigrent pour exercer de sots métiersdans des conditions déplorables. La plupart de ceux qui ont émigré vers l'Europe nesont pas mieux lotis: ils vivotent dans l'humiliation. Leurs enfants, nés en terre d'exilsont dépravés; ils ne respectent pas les vivants et profanent les tombes des ancêtres.
 
Chapitre 9: L'histoire du saint méconnu 
L'hiver était rude; les habitants du village restaient tapis dans leurs demeures. Lecouple conversa du nouveau fqih, jeune homme venu de l'institut de Taroudant enremplacement de l'ancien maître d'école mis en retraite.Pendant que la femme préparait, comme d'habitude, le tajine, le Vieux écrivaitl'histoire épique d'un saint méconnu, Il lut à voix haute un fragment du poème qu'ilavait composé. Son épouse le trouva fascinant.
Chapitre 10: Envolée lyrique à propos de l'orange
Le Vieux se réjouit de l'avènement de la verdure printanière après les averses del'hiver, ce qui permit au couple de manger des fruits et des légumes frais. Un matinensoleillé où les villageois étaient gais, Bouchaib sortit son attirail d'écriture. Ensirotant le thé à l'absinthe, il pensa aux vieilles filles qui ne trouvaient pas de maris. Ilconclut que le sort de ces dernières est mieux que celui des femmes mariées, battuespar leurs époux et affaiblies par les multiples grossesses. Il continua l'écriture quandsa femme, qui revenait de l'extérieur, lui apporta des oranges. Il n'en mangea pas,étant occupé par l'inspiration. Mais lorsqu'il rédigea plusieurs pages, il dégusta uneorange en débitant un discours poétique sur ce fruit. Après le repas, un plat decouscous aux navets, il parla à sa femme du Mokaddem, un ancien trafiquant, ets'endormit.
Chapitre 11: Les touristes
Le Vieux continuait l'écriture de la vie du saint méconnu tout en initiant sa femme auxmystères du monde. Le lendemain, un guide touristique vint le voir pour louer sa muleet des ânes: cinq touristes américains voulaient faire une randonnée dans la montagne.L'un d'eux était un étudiant qui faisait une recherche sur les coutumes de la région; lesautres des contestataires de la politique belliqueuse de leur pays. Bouchaïb invita lesvisiteurs à prendre du thé, mais il refusa de louer sa monture. Pressés, le guide et lestouristes s'excusèrent et partirent.
Chapitre 12: L'écriture
Les touristes partis, le Vieux descendit dans le jardin où il observa le chat aux aguetspour attraper un oiseau. Après avoir préparé le thé, il se mit à écrire. Au déjeuner, ilinforma sa femme de la visite du guide. Ce dernier ne tarda pas à réapparaître pour luidire qu'il n'avait pas trouvé de bêtes de location: les villageois en avaient besoin pour leurs travaux de champ.
Chapitre 13: La circoncision
Deux jours plus tard, Salem, un jeune Noir, vint inviter le Vieux à la fête de circoncision des deux garçons de l'adjudant. Il se rendit à lademeure de son hôte qui le reçut chaleureusement. La circoncision des deux enfantseffrayés terminés, les invités conversèrent autour de ce rite et de l’excision danscertains pays africains. Après ils allèrent manger du couscous aux tripes, et partirent.
Chapitre 14: Le transistor japonais
Le Vieux vitupéra contre les riches qui s'étaientinstallés dans le village, et condamne leurs vices, leur engouement pour la modernitéfallacieuse et leurs fortunes bâties grâce au vol. sa colère s'apaisa à la vue desamandiers fleuris.Ce matin -là de février, il alla à la minoterie en vue de récupérer un colis enprovenance de l'Hexagone. De retour chez lui, il y trouva, outre le thé et le tabac quelui envoyait régulièrement chaque trimestre un ami résidant en France, un transistor japonais et une robe française pour la Vieille. Aussitôt, il se mit à écouter les parolesd'Ahwach. Son épouse apprécia beaucoup ces chants berbères.
Chapitre 15: Les ennuis d'Amzil
Le Vieux fit venir Amzil pour qu'il ferre la meule.Le travail achevé, il invita le maréchal-ferrant à prendre un verre de thé. Ce dernier luiconta ses ennuis à cause de l'accouchement difficile de sa femme, et lui parla de labienfaisance de Haj lahcène qui l'avait aidé,